Marie-France O'Leary

13 novembre 2017

une route, des routes, la route.....

Cela a débuté très jeune à Montréal, il n'y avait pas ces immenses constructions-buldings des temps modernes rue Sainte-Catherine ou Boulevard Dorchester,devant lequel le regard cherche le sens de son individualité, des parcs nous accueillaient et nous jouions au baseball ou l'hiver aux solos de la lune, patinant sous les étoiles, la route de l'insouciance au son d'une valse de Strauss sur la patinoire du parc de mon quartier....  Silencieuse, il faisait nuit et les rues tranquilles et dans la ville, la poésie des chercheurs d'espoir.  Premières nuits passées avec des séparatistes québécois, j'avais seize ans ,à déchiffrer les textes de Louis Joseph Papineau qui en 1831 a contribué, par son rôle prépondérant dans l'Assemblée, à faire voter une loi garantissant l'égalité politique de tous les citoyens, sans égard à la religion. Ceci permit entre autres aux Juifs de tenir des registres civils dans le pays et d'accéder aux fonctions publiques. Cette loi fut un précédent dans l'histoire de l'Empire Britannique.Lorsque sa tête est mise à prix en 1837, il passe aux Etats-Unis, et plus tard en France. Il ne revient au pays qu'après l'amnistie générale de 1845. C'est aussi de ce personnage que vient la célèbre expression : « La tête à Papineau ». Il reste, aujourd'hui encore, l'un des grands symboles du nationalisme québécois."(Wikipédia).

La nuit, boulevard Dorchester, rue Saint-Mathieu, rue Saint-Marc,nous élaborions le premier numéro de la revue du "Québec Libre" que j'allais distribuer, à la grande stupéfaction du public dans les rues de la cité: nous  donnions aux passants une vision autre du Québec. Mes écrits sont alors publiés dans la revue Liberté ou dans "Cahier pour un paysage à inventer". Notre désir collectif était de créer un pays autonome.  A Québec où je remettais aux passants notre premier numéro intitulé "Québec Libre", Gilles Vignault m'abordait, me servait un thé dans sa librairie et m'échangeait contre notre publication, un numéro de sa revue l'Emourie, revue qu'il a fondé en 1953 et qu'il publiera jusqu'en 1966.  Nous étions en 1958 et Gilles était mon ainé de plus de dix à quinze ans. Je le retrouvais quelques années plus tard pour un magnétisme à Pointe à la Frégate en 1975, là où mon sentier croisa les ruelles et les avenues du cosmos. 

Mais je partais....d'autres routes, d'autres voyages, seule en Espagne, au Maroc, je parcourais et déchiffrais des cultures qui touchaient mon âme et d'une route à l'autre se scuptait mon histoire et j'abordais les rives des infinis qui sommeillent en nous et demandent à parler, à être entendus dans les sons des rythmes qui habitent notre planète ...

Oh voyage des corps qui laisse s'éveiller ce corps subtil que chacun d'entre nous porte mais ne reconnait point. Je voyageais dans ces espaces-temps où la route  passe par d'autres champs d'exploration que ceux connus sur notre planète terre.  Cette vitesse éclair du temps dans les espaces de la ville, je me déplaçais dans mon corps-énergie et je prenais conscience de la Conscience de notre éternité, ayant la certitude d'une route complexe dont l'humain s'est dissocié pour donner en lui prise à son ambiguité ou au conflit de l'action-réaction et échapper ainsi à la Connaissance de l'Etre.

J'avais un rendez-vous avec l'Energie du Tao ou de la Voie telle qu'enseignée par Lao Tseu dans le Tao Te King

Le bonheur. Ou du bonheur.

M'élançant chaque matin avant de prendre la route du collège de Grande Vallée en Gaspésie, où j'enseignais, dans les bois longeant le fleuve Saint-Laurent:les arbres me parlaient: du djembé en rythme où je dansais, je remerciais ceux qui grâce à leur pouvoir énergétique  transmettaient cette connaissance à la jeune femme d'alors. Amoureuse de cette rencontre qui des cieux se donnait à notre terre, partout où j'entrais, je vivais aux fréquences d' une sonorité continue: l'univers est et était musical.Des feuilles aux accords des cordes d'un violon ou d'un violoncelle à l'espace vibrant de fréquences multiples, je percevais que notre terre avait urgence à tourner le dos aux conflits égocentriques de nos dirigeants pour écouter notre besoin de paix et d'harmonie quotidienne.  J'apprenais à écouter ces mondes invisibles qui aujourd'hui me parlaient.

Cette route,sur terre, cherche l'équilibre et nous est enseignée par ceux qui ont la connaissance, la transmettent et la partagent ici et maintenant. 

Cette route m'a conduite à Saint-Saulge (Nièvre)et m'initie quotidiennement à une relation d'Amour inconditionnel, faisant de moi une nomade de la terre et des ailleurs. Pour conclure je vous cite cette parole du Tao, émerveillée et enchantée par l' exploration consciente de notre humanité:

"Sans franchir sa porte, on connait l'Univers; sans regarder par sa fenêtre, on voit le Tao du Ciel.  Plus on sort et s'éloigne de soi, moins on acquiert la connaissance de soi.  C'est pourquoi celui qui sait se contenter de peu est toujours satisfait."

Bonne journée, Marie-France O'Leary

rendez-vous à La Tour d'Aigues ce mercredi....15 novembre 2017----

Conférence, Atelier  et Entretiens : Animés par Marie-France O'Leary

 

"Ces Hasards qui changent le fil d'un destin

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06 novembre 2017

de Pointe Frégate à Saint-Saulge en passant par le lac Saint-Jean...

ou la beauté de l'automne...

 

J'étais assise sur un banc à Roberval devant le lac Saint-Jean et un monsieur âgé vient près de moi et  me glisse à l'oreille:"c'est mon lac, c'est mon lac et comme il est beau."

Je passe la demi-journée à  le contempler, silencieuse et émerveillée:

oui, c'est beau...c'est vraiment très beau et les mots n'ont pas de sens devant la grandeur de cette majesté offerte à mon regard. 

Je suis entre deux mondes ou les pieds d'un continent appellé le vieux monde sont venus rejoindre l'Amérique, la Canada, le Québec,baptisés le nouveau monde.

Je suis heureuse.

J'ai vu mon compagnon, mon époux et son sourire porte cette dimension de la vastitude du lac.

Unis depuis 1992..un voyage cellulaire guidé par ceux d'en haut ou les invisibles.  Pendant neuf mois son corps énergie s'est uni au mien.  J'ai raconté notre union dans mon livre:"Les Caravaniers du Temps."

Et j'ai écris un livre de poèmes: "Sur la terre comme au Ciel."

Aujourd'hui il serait  important que je  raconte précisément notre union, en quelque sorte témoigner, une  autobiographie. 

Mais ce que j'ai vécu se raconte-t-il?  Vais-je trouver les mots:"nous sommes deux mille ans en avance m'a-t-il confié".

Je marche avec plaisir sur la plage de Roberval.

Je passe plusieurs heures au Musée Amérindien de Mashteuiatsh.  Je rencontre Denis, membre de la communauté et nous échangeons: il y a des conteurs qui seraient heureux de venir à Saint-Saulge.

Dans le cadre de nos festivals "AMUN".(Terme Innu qui signifie le rassemblement).

Créer du lien, partager.

Chaque brindille de cette terre est reliée à mes racines de femme, je suis du Québec, d'ici et d'ailleurs.

Les oies sauvages respirent l'envol qui de Saint-Prime me conduit au parc Lafontaine puis sur les rives du Saint-Laurent à Pointe à la Frégate.

La Gaspésie ou la fin de la terre.

Chaque retour aux sources de notre incarnation, si nous le vivons en conscience est un pélerinage au sacré de notre terre et de notre planète.

Une minute de silence.

Mes ancêtres sont ici et je les salue et je les remercie.

Bénis soyez vous

qui m'avez enfanté 

sur les rives de l'Amour inconditionnel

qui m'avez nourri

au pas à pas de la patience

qui m'avez guidé vers la  terre de France

notre patrie lointaine notre patrie séculaire

qui m'avez appris la tenacité, le courage,

cette générosité de l'instant et de l'adaptabilité,

je m'agenouille je vous souris

je vous aime.

 

www.nomade-de-la-terre.com

 

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01 août 2017

SE RESSOURCER EN BOURGOGNE---accueil enchanteur au Beauvais-Saint-Saulge

SE RESSOURCER VOYAGER EN BOURGOGNE

ROUTE DES VINS,du PATRIMOINE, DES FORETS,

DES LACS et……du CORPS ABANDONNE A SON MOUVEMENT …

 

A  Saint-Saulge, Nièvre, France, Le Beauvais vous accueille,

 

du mercredi 27 septembre,12heures,

au mercredi 4 octobre,10h

 

Rééquilibrer et harmoniser son corps retrouver la joie et le  plaisir de vivre…

En Automne prendre soin de soi, s’initier à l’art de la détox…….et cultiver le bonheur.

 

Avec Marie-France O’Leary, énergéticienne, Corinne Pont, esthéticienne diplômée, femme de terrain,Spécialiste en modelage, et Martine Ferry, Diététicienne Nutritionniste diplômée d’ETAT. Activité au Centre Hospitalier de Nevers pendant 25 ANS. Activité libérale depuis 12 ans

 

L’AUTOMNE

 

En respirant les odeurs, les cinq sens se relient spontanément aux cinq éléments.  L’énergie du poumon soutenu par les gros intestins se purifie au contact de la nature et la circulation de l’énergie se régénère pour aborder l’hiver.  

 

« J’ai rencontré Corinne Pont, nous confie Marie-France O’Leary, à Djerba dans un centre agréé de thalasso-thérapie, où prodiguant des massages personnalisés à chaque client, nous avons sympathisé et décidé de mettre nos compétences au service du public. »

Corinne Pont, grâce à ses massages dénoue les tensions corporelles qui favorisent une meilleure ouverture holistique au travail énergétique proposé par Marie-France O’Leary.

Marie-France O’Leary, utilise le magnétisme, axé sur l’harmonisation des trois corps, soit le corps physique, le corps psychique et le corps spirituel.

Martine Ferry propose des entretiens individuels à chacun, bilan en nutrition et conseils.

Le contenu de l’entretien est d’accompagner le changement alimentaire et d’aider chacun à atteindre ses objectifs avec des résultats durables, des conseils bien vécus en préservant le plaisir de manger et la qualité de vie.

Le thème de la conférence donnée à l’arrivée sera : « De la TERRE A L’ASSIETTE. »

 

Cette rencontre de trois femmes profondément investies dans le bien-être physique, psychique et spirituel permet de s’ouvrir à un choix nouveau entre la santé et la maladie, l’ouverture et l’enfermement, la confusion et l’harmonie.

 Dès l’arrivée, un bilan en nutrition.

 Puis les journées se dérouleront avec deux soins, soit un en magnétisme et un autre en massage.

Au réveil, pour ceux et celles qui le désirent, une méditation et quelques exercices de yoga sont les bienvenus.

Les repas sont pris en commun et les thèmes varient selon les demandes ou échanges de chacun.

En soirée, une relaxation collective ou une méditation préparent à un sommeil régénérateur.

Pour s’inscrire…..

 

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29 juillet 2017

La bonne conscience....ou...La Conscience......

Tant qu'il y aura sur notre planète un seul hôpital psychiatrique, une seule prison, un seul tribunal, nous ne pouvons pas nous dire "humains": nous ne savons pas aimer.

Mais j'ai une morale, d'un côté du lit, le bien, de l'autre le mal et j'ai toujours raison. C'est ainsi que dans les discussions d'une soirée ou d'une journée, il est impossible de s'entendre et depuis des décennies nous nageons dans des eaux opaques ou nous nous enfermons dans nos tours barbelées et après????L'intéret de chacun, l'intéret de tous, l'harmonie, l'équilibre passent par des points de non retour et les essais de respirer dans nos métropoles se soldent souvent par des toux asthmatiques.

Ah mais comment s'entendre, oui mais comment s'entendre?

 

Anecdote 1: Roger:

"S'il suffisait d'aller voir un psy...ou un prètre...ou un rabin...ou un iman...ou un gourou, les tentatives de paix se multiplient mais si après avoir marché des kilomètres pour la paix, en rentrant chez moi, je hurle parce que le potage n'est pas assez salé, parce que mon enfant a séché ses cours, parce que ma femme a un amant, parce que ma maîtresse est venue à mon bureau en mon absence, suis-je en paix?  A priori , non...alors marcher pour la paix a-  t-il un sens? Je m'interroge sur la valeur extérieure de la paix. Harmoniser mes scénarios? Comprendre mes colères, mes insatisfactions. Le puis-je???Est-ce cela la paix: aller dedans et respirer autrement mon destin.

Anecdote 2: Marcelline

"J'ai accepté un poste de secrétaire bénévole dans une association et je leur prète mon tajin.  La présidente a un caractère excessif et passionné: or pour leurs repas collectifs, je leur ai confié mon tajin.  Puis un jour, je refuse de poursuivre aux côtés de cette femme, je m'enfuis, laissant tous les papiers administratifs  non classés,en désordre et ne finissant pas ma tâche. La vengeance me permet de respirer. Pendant deux ans j'oublie mon tajin, puis un jour je le lui réclame. J'apprends par un S.D.F. du quartier qu'elle le lui a donné  pour exorciser le mal que je lui ai fais. Je croyais avoir pardonné à cette femme, non, je la hais. "

Anecdote 3: Eugène

"Je suis directeur d'un centre de formation réputé.  Un de nos conférenciers talentueux se fait envoyer un bouquet de fleurs le soir de sa conférence.  Dans nos réglements, cela est interdit.  Le bouquet restera dans sa boîte et mis à la poubelle.  Une relation me confiait qu'il aurait été généreux et humain de renvoyer un bouquet au conférencier qui avait reçu notre équipe à dîner au restaurant ,à ses frais.  Ce conférencier ne traverse-t-il pas une situation économique précaire? Mais un réglement est un réglement et désobéir est une faute. Nous n'inviterons plus ce conférencier car il ne respecte pas notre réglement." 

Dans ces trois anecdotes que j'ai vécues, l'incommunicabilité est au rendez-vous d'une parole où le mot de l'un est un contresens pour l'autre.  La Bonne conscience est bien élevée et pas un pas n'est fait sans l'ordonnance de la règle: la peur est au rendez-vous et maintient la tensionn, le conflit et la justification de la guerre et de nos armements.La  Conscience est une adaptabilité à l'instant.  La Bonne Conscience sanctifie et justifie le mal, la douleur, la peine etc....La Conscience cherche  l'équilibre,  ose vivre de vrais sentiments.... tente d'apprivoiser la compassion et l'amour inconditionnel...,  pardonne instantanément, recherche la paix en soi et en l'autre.

Ouvrir la vie de mon corps à l'AMOUR

Tourner le dos à mes habitudes

Transmuter la souffrance enfouie dans mes cellules

croire que je peux vivre  

dans mon corps serein, heureux, paisible,

en acceptant de me et de te rencontrer

ne pas fuir le conflit mais ouvrir la porte de mon coeur

respirer le plaisir de notre différence

t'ouvrir ma porte mille et un jours

car l'espace-temps de notre destin est à la démesure de la mesure que nous nous donnons aujourd'hui.....

qui je suis?  ce que je partage?

Parlons, communiquons.

 Rendez-vous sur mon site:

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09 juin 2017

le pardon instantané

Il y a quelques jours, je rencontrais une jeune dame qui élaborait sous mon regard ahuri une théorie du pardon:"les différents paliers du pardon  sont des couches à enlever de soi une à une."  Autrement dit avec une telle attitude, il ne peut y avoir de pardon et se justifient les rancunes, les ressentiments et l'impossibilité d'aimer.  Chacun y va de sa vengeance personnelle et nous enracinons les rôles de victime-bourreau dans notre propre inconscient et dans l'inconscient collectif avec une jouissance perverse du mal entretenu.  De mémoire, je cite une anecdote pour comprendre ce besoin du mal en chacun et sans doute sa nécessité:  il est onze heures du soir dans une ville de province.  Anita est désespérée, sa jeune soeur agonise et elle téléphone à sa meilleure amie, Lucette, dans la dite ville, lui demandant un rendez-vous, une présence dans cette ville d'où elle sort de l'hôpital.  Lucette ne peut répondre à cette demande, prétextant une immense fatigue et son enfant à garder.  Anita propose de se rendre chez Lucette mais cette dernière s'enferme dans son refus.  Anita est profondément troublée, choquée et pendant plusieurs semaines ne pourra pas parler à Lucette qu'elle croise dans leur lieu de travail.  Puis Anita sent cette situation absurde et invite Lucette à venir en parler.  Cette dernière ne peut pardonner à Anita de l'avoir ignoré ces temps passés.  Refuse toute communication: Lucette devient victime d'Anita qui de ce fait est provisoirement son bourreau attitré.  L'impossibilité de pardonner de suite relève d'un besoin de privilégier la souffrance infantile ou ancestrale et crée autour de son aura un barrage électrique sans doute protecteur mais percutant par ailleurs le mal de cette anecdote d'où le pardon est exclu dans ses multiples déplacements.  Or nous sommes reliés non seulement à notre environnement proche mais à la planète entière.  Dans ce mal à être, le mal à dire va creuser son sillon et enfouir les graines de la rancune et de l' impossibilité d' aimer.  L'Amour pardonne instantanément l'attitude dévastarice d'autrui car au-delà de la vibration rejetante, il y a d'autres énergies qui frappent à la porte de l'Etre et revendiquent  l'harmonie et non la guerre.  Mais pourquoi choisir la guerre dans la relation humaine et ne pas donner vie à la Vie."Aime ton prochain comme toi-même"...enfant je m'étais levée dans l'église de mon quartier en hurlant.."il n'y a pas d'amour ici",  ma mère me prenant par la main et me faisant sortir de l'église.  Qu'est l'Amour si ce n'est l'acceptation de soi et de l'autre dans les multiples énergies qui l'habitent, le secouent, le dévastent , le rongent,  l'équilibrent: aimer c'est te prendre dans mes bras ,qui que tu sois, te comprendre et  ne pas te condamner.  Juger, condamner sont les multiples formes de nos limites à ouvrir nos coeurs.  Je réfléchissais cette nuit: je n'ai jamais fermé ni ma porte, ni mon coeur.  Qui sont-ils autour de moi à construire des prisons, à vouloir rétablir la peine de mort, à ne pas savoir accueillir, à avoir peur, si peur d'aimer, à dire, je prie pour toi, je te pardonne mais à être incapable de te donner un verre d'eau si tu as soif, à ne prendre aucune nouvelle de toi si tu es à l'agonie ou si simplement tu as une jambe cassée, un bras fracturé,à ne pas savoir donner instantanément dans la rue de la terre, de notre patrie, de notre incarnation...à seize ans j'écrivais:"tant qu'il y aura une seule prison, un seul hôpital psychiatrique, une seule frontière, nous ne pouvons pas nous baptiser humains, l'homme n'est pas encore né...."Sortir de nos dogmes, de nos préjugés, croire en la fraternité, cela commence par chez soi, par le respect de soi et de l'autre. Autre anecdote: dans nos villages,une organisation humanitaire nous demande de donner pour la construction de nouveaux locaux; un homme, un humain appelé par cette association s'est déplacé, a passé du temps à faire les relevés du local acheté; les membres de l'association ne tiennent pas compte ni du déplacement de cet homme, ni de son temps à donner des conseils, ils ne le remercient pas, mais font appel à un bénévole :"cela ne nous coutera rien" , mais est-ce ainsi que doit s'opérer une relation, faire appel à l'un, ne pas se soucier de la personne venue pour aller vers un autre puis de se tourner vers nous public en nous incitant à donner: même si la cause est valorisante, si à l'origine d'une demande justifiée envers nous public, il n'y a pas respect de l'humain....nos dons serviront qui et quoi?  Comment aujourd'hui croire l'autre quand la parole se désengage instantanément et ne sait ni dire,ni poursuivre une relation dans une parole de face à face authentique...à jouer à cache-cahe avec le destin de tout un chacun, ne créons nous pas au quotidien un terrorisme souterrain et pervers????Je me pose ce matin cette question: ne sommes nous pas tous et toutes responsables du terrorisme? Comment l'enrayer en nous, et sortir de cette prison où l'humain ne s'associe plus au pardon instantané.....et développe la peur instantanée de soi et de l'autre?????

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06 avril 2017

ces femmes qui n'aiment pas les femmes

Il est étrange de ressentir qu'une femme peut ne pas aimer la femme et en vibrer de plaisir.  En humiliant, en harcelant celle qui sur son chemin prend plaisir à être femme. 

Les faits sont multiples  qui nous parlent de cette aversion, de cette mysoginie pratiquée par des êtres qui en deviennent souvent des victimes.

Appelons là: Ernestine. Ernestine est belle, joyeuse, légère, musicienne. Or sa voisine, résidant à l'étage supérieur de son appartement ,tape régulièrement du pied sur le plancher de sa chambre, plafond de la chambre d'Ernestine,  la réveille tous les matins à 6 heures. La voisine ne la supporte pas , absolulent pas depuis qu'elle a rencontré cette jeune femme dans les couloirs de l'immeuble, jeune femme belle, enjouée et libre. Elle écrit aux propriétaires , accusant cette locataire de mille et un faits imaginaires.  Bref la jeune musicienne sera obligée de déménager, contrainte par cette dame, qui lui  aura sans doute fait payer un machisme qu'elle  subit  et un pénis dont elle est probablement privée.Notre dame musicienne est une femme comblée et sereine sexuellement.  Aucune négociation ne fut dans cette situation possible.

Les manipulatrices sont là où on ne les attend pas et exercent un pouvoir totalitaire sur l'environnement.

Se plaignant. Evoquant un mal être.  Bref ces femmes de pouvoir désirent gagner l'estime de leurs supérieurs et sont prètes à détruire l'autre .  A l'éliminer.

Guerre du voisinage, guerre pernicieuse, souterraine qui impuissante la relation. 

Cela se passe: Deux soeurs, un homme.  Quatre enfants avec la soeur ainée.  La petite soeur garde les enfants et partira avec le père ou mari de la grande soeur.  Suite à une dépression, la grande soeur décèdera.

Ces rivalités de femmes sont insidieuses et souvent mortelles: il n'y a là aucun amour, ni de la soeur, ni de la mère.

Alors que s'est-il donc passé dans l'enfance de l'une ou de l'autre pour enfanter des relations aussi impossible, où le langage corporel déteint sur le langage verbal et impuissante le mot qui n'a pas de sens.  Le sens du mot de l'une n'a pas le sens du mot de l'autre.

La violence entre les femmes persiste de générations en générations, mue par une jalousie souterraine, celle du mythe de Caïn et Abel.

L'homme emprisonné dans ce conflit aura du mal à prendre parti et sera souvent le jouet de sa propre séduction.

Enseignant, prêtre, chef d'entreprise, acteur célèbre, il est un mâle dominant.  Une soirée où il y a un dominant et les femmes en perdent leur parole, une amie me confiait, "je n'ai pas de problèmes avec ton conjoint, mais avec toi, sous-entendu " tu es le problème".Il est difficile de tenir compte de la conjointe, de celle qui retourne la terre pour que vive la famille,de celle qui coordonne l'ensemble de la maisonnée, de celle dont la présence est en quelque sorte indispensable.  Si le mâle ne saisit pas toutes les nuances qu'il émet, des divisions s'ensuivront entre la fille et la mère, entre les soeurs, et l'épousée ne s'identifiant plus à aucune place à l'exception de l'exclusion risque le mal à dire ou la maladie...d'une fracture d'épaule ou de poignet à la maladie d'Alzheimer, cette perte de sa valeur, d'une estime de soi rend la femme vulnérable.

Chacun tire la couverture à soi et le malentendu persiste au sein d'un groupe, d'une famille, d'une collectivité et de rupture en rupture, le dialogue devient de plus ne plus inexistant ou quasi impossible.

Notre espèce est violente et nous femmes entre nous, nous le sommes.  Peur l'une de l'autre, nous abordons trop souvent nos relations dans un rapport de force et non de confiance: nous oublions l'objectif commun qui nous a unis pour retenir ce qui nous désunit.  Cela peut-il se transformer???

Je ne le sais pas. Combien de mères imposent à leurs filles l'excision?  Combien de femmes acceptent l'autre femme si elle voit une rivale potentielle? " Merci pour ce moment "de Valérie Trierweiller illustre ce propos.

J'ai voulu traiter de ce non amour de la femme pour la femme suite à la réflexion d'une amie dite ce matin et qui a ouvert en moi une réflexion à poursuivre sur le non amour de certaines femmes à l'égard des leurs.Ceci est une ébauche à développer .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 mars 2017

au printemps, pensées spontanées.....

Printemps, je te regarde, t'apprivoise, foule ton sol, mes pieds mouillés,l'immobilité rayonnant de nos arbres.  Bonjour à toi.

Le monde des sens se transforme, l'odorat devient percutant, l'ouïe sensible, la beauté allège l'esprit et les ondes projetées dans l'univers reçoivent des messages de vie, un insolite instant de déchiffraghe de sa mission, de son destin.

Notre mission, notre destin, quand les bâteaux coulent, les amitiés ayant souffert mille morts successives et mille renaissances toutes aussi vives et jaillissantes se donnent avec foi à l'espoir du mot et conjuguent le temps aux rythmes de la parole donnée.

Mais la parole donnée...l'engagement s'effeuille comme la margueritte des champs, je t'aime, un peu, à la folie, passionnément, pas du tout, est-ce parce que nous ne nous connaissons si peu que le verbe devient un vaisseau spatial qui ne se pose pas car il n'y a pas dans la Conscience d'ancrage, il y a des passages, des passagers qui cheminent de gare en gare, de voilier en voilier, d'illusion en illusion, et les fous créateurs marchent solitaires, amoureux de leurs rêves et si peu compris, ou si peu acceptés ou entendus.

Alors je passe, et de Van Gogh à Antonin Arthaud ,les suicides quotidiens multiplient leurs ondées et le sens du mot de l'un renvoie l'autre à une tour de Babel, mais il se peut, que sans le savoir, nous l'ayions construite ensemble cette tour: communication impossible.

Alors comme l'écrit Artaud:"je ne sais pas ce que je suis mais je sais que depuis 22 ans je n'ai pas cessé de brûler et j'ai déjà dit qu'on avait fait de moi un bûcher.  Si j'ai pris des drogues c'est pour éteindre ce terrible foyer de dissociation séparatrice où mon corps n'a cessé depuis 22 ans d'être intégralement supplicié. Les drogues ont ajouté au foyer puisque le feu était venu avant l'oeuvre, mais l'oeuvre va détruire le feu qui brûle mon corps et en dégager un autre."(lettre à Anne Manson)--

Trouver en soi la foi pour combler le vide, le manque, savoir que ces temps d'élection ne sont qu'une apparente comédie où chacun cherche à bannir de sa sphère un autre qui pourtant lui ressemble, est une projection d'une réalité de notre psychée commune, alors pour qui voter, en qui croire?  En soi certes mais cela devient dificile quand l'ami meurt au coin de ta rue, que l'ami, ton ami,vivant lui,oublie que tu es à côté de chez lui et fera un détour pour communier avec la dernière séduction de l'heure qui s'écoule...alors ne demeure que les cieux et les présages antiques de l'oiseau chantant l'insouciance et la sagesse de savoir se poser ou de s'envoler quand bat le rythme des saisons.  Présent et rieur.

La conscience de nos luttes, de créer du lien, mais ce lien se poursuit-il au-delà de nos frontières, il suffit que tu ne sois plus l'image projetée par l'autre pour qu'il passe son chemin et t'ignore, alors nos rêves s'ébattent dans une atmosphère dénuée de sens quand tu cherches un sens à l'instant et que te reliant à l'espace cosmique tu perçois l'Esprit, le tien, celui de l'Univers communiant dans une énergie de VIE, d'AMOUR, où il n'y a plus de doute quand au sens auquel tu appartiens.  Le sacré ou la disponibilité à accueillir l'inattendu?Je suis reliée à l'inattendu et au sacré et je communie ces espaces temps et les transmet dans ces temps de conférences où la Parole m'est transmise, où je suis reliée à ce pays de siècles millénaires où fusion et communion s'échangent et échangent l'espoir d'un temps inventant un avenir autre.

Mon bonheur aujourd'hui: soigner avec mes mains , avec mes yeux, percevoir ton aura, car je me relie aux énergies du cosmos et je te donne du bonheur.

Transmettre les secrets que je porte et les partager.

Prendre la main de mon amie "Alzheimer" et l'entendre me dire:"tu me fais du bien".

Rendre grâce à mes trois enfants, à leurs conjoints et à mes petits enfants, lumières de mon ciel.

Croire l'impossible et le rendre possible telle l'aventure du Musée de la Sorcellerie.

Battre le tambour et me relier à mes amis autochtones.

Dire aux hommes que j'aime: "je vous aime" ou "je t'aime".

dire aux femmes que j'aime: "je vous aime" ou je t'aime,

et maintenant prendre la route du Morvan....à un autre tantôt......

 

 

 

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24 décembre 2016

Cadeaux de Noël-- Arts et Paroles

Nous passons ces derniers instants de l'année 2016 à réaliser les bilans qui chevauchent le temps, notre temps. Notre année 2016. Il y eut le décès de mon cher ami Jean-Pierre Scant, homme dont chaque pas fut un don de sa personne à la vie.  Théâtre, jardin, cuisine,écriture, notre parc du Beauvais et notre association Arts et Paroles dont il fut président pendant plusieurs annés, bâtissant un pont entre la Nièvre et nos amis autochtones des premières nations du Québec furent témoins de sa création insolite et non-conformiste. Jean-Pierre était très cultivé et rare sont les auteurs qu'il n'avait pas lus.Ensemble nous avons mis en scène les mythes fondateurs de notre humanité.  Des instants inépuisables pour notre mémoire individuelle et collective.  Un espace a été créé au Beauvais dans cette galerie de bambous qu'il affectionnait avec art et plaisir.  Ses dernières volontés furent d'être présent parmi nous, une fois la Mort venue le chercher.  Un totem ou stèle rappelle sa présence. Mémoire lui a été et lui est rendue. Mais Arts et Paroles?  Et le théâtre?Arts et Paroles poursuit sa mission d'une parole intime ouverte à tous les peuples de la terre en créant du lien avec les autochtones du pays nivernais et ses résidents venus des quatre coins de notre planète.  Nous avons accueilli des centaines de femmes et d'hommes engagés aujourd'hui dans un cheminement basé sur la relation et le respect de la valeur humaine où les mots solidarité, fraternité, engagement ont du sens.  De nombreux bénévoles ont permis le déploiment du lieu, peut-être pas assez nombreux mais heureux de partager ces instants de pur bonheur.  Des liens se sont tissés et se poursuivent.  Avec le pays berbère.  Avec les autochtones du Québec.  Avec l'Inde.  Avec la Tunisie.  Des subventions??? nous les cherchons.  Des sponsorings privés: nous remercions ceux qui ont financé certains festivals et nous ont permis de rémunérer chaque artiste en le déclarant.  Sommes-nous compris par ces messieurs de la culture? J'en doute.  Hier soir, une notoriété nivernaise, après avoir accepté de rejoindre notre équipe, me confiait qu'il ne croyait pas en ARTS et PAROLES, car j'étais vieille.  Que nous n'avions pas de jeunes avec nous. Or je me sens avoir dix sept ans et ce monsieur m'a blessé, il a une cie et vient de perdre son statut d'intermittent: trop vieux lui aussi??? Ces atteintes malveillantes d'une personne respectable la veille de Noël m'ont interrogé sur le sens d'une personne engagée dans un chemin différent et voyant en moi une tombe à creuser et dans Arts et Paroles où se sont déroulés cinquante neuf évènements en vingt deux ans une impuissance à créer quand les fondations se sont enracinés au cours des ans, ont sans doute besoin d'être ravalés aujourd'hui mais existent sur des bases qui nous relient à la Terre.."Je bloque sur le fait de participer à des tâches (pose de panneaux et autres...) indispensable certes au bon déroulement de la journée.Je ne vois qu'arriver les contraintes avant même d'imaginer un projet fondateur de cette nouvelle association."   Dans ma maison solitaire, recevant cette parole comme celle de nos dirigeants qui ne comprennent pas l'autre mais tentent de l'enfermer dans leurs dogmes irréversibles, je relisais ce plaidoyer pour la terre d'Antigone que je vous partage en cadeau de Noël:  il est bien des merveilles en ce monde, il n'en est pas de plus grande que l'homme.  Il est l'être qui sait traverser la mer grise et qui va son chemin au milieu des âbimes.  Il est l'être qui tourmente la déesse auguste entre toute, la Terre, la Terre éternelle et infatigable, avec ses charrues qui vont chaque année la sillonnant sans répit...Parole, pensée vive comme le vent, aspirations d'où naissent les cités, Tout cela il se l'est enseigné à lui-même, aussi bien qu'il a su en se faisant un gîte, se dérober aux traits du gel et de la pluie, cruels à ceux qui n'ont de toit que le ciel.  Bien armé contre tout, il ne se voit désarmé contre rien de ce que peut lui offrir l'avenir.  A la mort seule il ne saura opposer de charmes pour lui échapper,bien qu'il ait déjà su contre les maladies imaginer plus d'un remède, mais, ainsi maître d'un savoir dont les ressources ingénieuses dépassent toute espérancxe, il peut prendre ensuite la route du Mal comme du Bien."  ceci est le poème intégral de Sophocle.Le théâtre: ma vie est une scène où je joue au mieux les personnages de mes rêves, de la militante à la poétesse, de l'aventurière amoureuse à la solitaire, le quotidien m'invente et j'aime croire en l'humain et au partage de valeurs solidaires quel que soit notre âge, à vingt cinq ans je faisais l'amour avec un ami d' Henry Miller, il devait avoir plus de 70 ans...j'en garde un souvenir précieux et heureux, peut-être suis-je intemporelle avec la curiosité du vivre , alors JOYEUX NOËL.....je lève mon champagne à la santé de notre planète.....à plus tard....au 8 JANVIER: Arts et Paroles vous offre la galette des rois et un spectacle à 15 heures, au Beauvais, Saint-Saulge, Nièvre:"Sans Vergogne" Duo Guitare et contrebasse, Solange et Didier, vous invitent à visiter l'univers de Georges Brassens, participation libre.

 

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14 décembre 2016

Aujourd'hui

Dans cette époque chaotique je ne sais plus qui est qui et où sont mes vrais alliés.  Mon destin, ma vie, mon quotidien, je mène ma barque avec mes intuitions, ma sensibilité de l'instant et je transmets et je partage.  Comment être sereine et paisible dans un univers où tant et tant d'humains n'ont ni toît, ni à manger, ni droit au travail?  certains meurent.  Certains en meurent.  Hier soir, sur une route de la Nièvre, la lune pleine si envahissante et si belle, je stoppais ma voiture, en descendais, et hurlais dans mon ventre et dans ma poitrine mon mal de l'humain.  Les sans abris de l'âme errent sur notre planète et les sans abris de toît, de nourriture peuplent nos rues et nous ne savons comment ouvrir nos portes pour donner la main à ceux là qui espèrent en l'humain:"'j'ai marché pendant dix semaines et j'ai froid",pourquoi est-il si lent ce chemin de la rencontre,et du partage, de la fraternité et de la solidarité?  Des mains se tendent, des portes s'ouvrent mais l'administration détient le pouvoir et la clé de la liberté de ceux qui après des heures de traversée périlleuse n'attendent qu'une humanité bienveillante au port où ils ancrent leur marche.  Cela est réalité pour tous ceux et toutes celles que leur quête conduit auprès de nous.  Mais près de nous la misère humaine est aussi présente et tous les efforts de rencontre, de partage, de solidarité doivent être pris par la main et la donner devient alors plaisir de l'entraide et du possible d'une humanité qui prend le visage de la coloration de sa générosité au carrefour de l'oubli. Dehors n'est que l'expression du dedans et parfois nous oublions que nous sommes reliés à des énergies inconscientes dont nous avons très peu de connaissance.  Ces énergies qui de siècle en siècle se répètent dans une dualité issue de nos mythes fondateurs et trouvent écho dans une programmation dont nous ignorons souvent les tenants et les aboutissants.  Alors nous nous lapidons sans chercher à ouvrir notre coeur:" tant qu'il y aura une seule prison, un seul hôpital psychiatrique, j'écrivais vers mes seize ans, nous ne sommes pas tout à fait des hommes".  Alors qui sommes-nous?  Des contrôleurs et des juges.  Une inquisition permanente dans un coeur barricadé à l'inventivité, à la création, fonctionnaire du totalitarisme de l'administration et tu marches sur notre planète avec un désir d'évolution mais tu as la peur au ventre et le mal à dire ou la maladie devient le seul possible d'être reconnu.  Comment sortir de ces scénarios qui enfantent le drame depuis notre lointaine antiquité?  Comment ne plus juger sur les apparences?  Je suis amoureuse, oui je suis amoureuse des messagers qui nourrissent la planète en dénonçant l'injustice et en inventant d'autres formes de vie que celle de nos fonctionnaires sclérosés ne prenant aucun risque et enfermant l'humain dans les barreaux de leur rigidité impuissante.  J'entends des chants d'oiseaux dans ma maison, ils sont invisibles mais me transmettent un message d'espoir, la voix de Jean Ferrat:"Aimer à perdre la raison, aimer à n'en savoir que dire, à n'avoir que toi comme horizon et ne connaître de saisons que par la douleur du partir."   Il était midi à Ivry, Jean Ferrat m'ouvrait sa porte,en robe de chambre et me dit:"je m'éveille, venez partager mon petit déjeuner, je vous invite."  J'ai en mémoire ces pélerins de l'Amour, oui j'en suis amoureuse car ils sèment des graines d'espérance et de bonheur.  Ils sont quelques uns sur notre planète et plusieurs en pays nivernais, ils sont, telles des  pierres précieuses , vous voulez les connaître et désirez leurs adresses?  Comme je les aime et la lune qui n'en finit pas de m'éclabousser de sa transparence et de sa lueur, le jour va se lever et une graine d'absolu illumine ma journée, je nous la souhaite belle et imprévue, à poser aujourd'hui un geste inhabituel, cela nous est-il à tous possible???

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30 septembre 2016

Se ressourcer..évasion sensorielle et spirituelle:vendredi 14-Samedi 15 et dimanche 16 octobre 2016--

Un soir récent, en pays nivernais,à La Charité-sur-Loire, le temps donnait au temps vécu son sens, j'étais dans un temps sans temps, un ami prenait un à un sur ses étagères les ingrédients d'une sauce qu'il épiçait aux tomates d'un jardin sans nom, qui sait, peut-être une grande surface ou l'épicerie locale et  observant la gestuelle de cet ami, me vint en pensée pendant que j'étais toute ouïe à ses propos le temps des Mayas où passé et futur font partie du présent.  Il y a quelques jours, je ne connaissais pas cet ami. Orientée par les astres de l'infini qui incarnent ma finitude, je me laisse guider au long de mon chemin et je sens souvent l'univers régi par des dieux qui ouvrent la voie aux fils de l'invisible,  voie lactée qui chemine avec nous,  terriens en mutation perpétuelle. Rencontrer des êtres rare en lien avec un ami cher et commun, décédé il y a plusieurs années, est une aventure dont je ne peux immédiatement déchiffrer le sens mais qui donne à l'instant l'éternité de son sens.  Ainsi en est-il des saisons et des liens qui nous relient les uns aux autres.  Nous avons débuté l'automne et la douceur de l'atmosphère se rappelle à moi aujourd'hui dans ce lieu où je vis et où j'accueille du public.  Je pense  à mon amie et collègue Corinne Pont, d'origine viernamienne, dont les mains bienveillantes apaisent et soulagent le stress de nos chers citadins.  Bientôt nous proposons toutes deux un week-end et nous vous invitons à venir nous rejoindre.  Que suggérons-nous?  Corinne  est une femme de terrain, rencontrée à Djerba, trois jours après la chute de Ben Ali.  Grâce à sa présence j'ai sillonné l'île désertée par le tourisme et connu la population locale avec laquelle j'ai partagé valeurs et joie du renouveau. D'où cette idée d'allier nos énergies et de mettre nos compétences et nos connaissances au service de tous les publics désireux de faire une pause dans la course à la montre de nos systèmes diaboliquement incongrus.  Pendant l'automne, selon la tradition chinoise, en respirant les odeurs, les cinq sens se relient spontanément aux cinq éléments.  L'énergie du poumon soutenu par les gros intestins se purifie au contact de la nature et la circulation de l'énergie se régénère pour aborder l'hiver.  Prendre une pause, découvrir le pays Saint-Saulgeois,  ses légendes,  sa source guérisseuse, et sa pierre de sacrifice.  Evidemment, recevoir par les mains de Corinne deux modelages et par moi-même deux soins énergétiques.  Une nourriture approprié et sans gluten préparée avec goût et plaisir par Murielle, jeune femme que le sourire ne quitte pas.  Un parc paisible et sa bambouseraie où se tient une exposition de photos d'Algérie et du Haut-Doubs sur le thème de l'eau. Méditer et soit goûter le plaisir du silence de la narure environnante ou écouter la musique des arbres et des plantes qu'orchestre le chant des oiseaux.Augrand plaisir de partager ensemble ces quelques jours de découverte et de nous laisser porter par l'imprévisible temps du mystère humain.

 

 

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