Marie-France O'Leary

10 novembre 2022

Au hasard de mes lectures

Un salon du livre à l'abbaye de Corbigny, Nièvre et des échanges-rencontres entre auteurs, une découverte, Clotilde Escalle, "Toute Seule", un couple de l'absurde dans une campagne déserte, nous échangeons, son mari est québécois, nos impressions, nos retours sur cette terre que j'ai quitté, exilée vers la France, cette terre où en 1975, certains villages de la Gaspésie n'avaient pas d'aqueduc, je raconte, une génération entre nous mais la chaleur humaine des voyageurs du temps se retrouveront toujours sur notre planète quoiqu'il arrive, on se sait là, et plein de gratitude envers notre parcours.  Toute Seule est un roman dans lequel je retrouve intérieurement l'atmosphère de Kafka ou de Dostoievski.  Ecriture de l'âme et du mot à mot où amour et haine se cotoient.  Mon autre voisin de ce salon, l'écrivain Antoine Gavory, heureuse de le retrouver car  à la lecture de "Rendez-nous Sacha Guitry" j'ai découvert deux auteurs de grand talent, Antoine et Sacha.  Nous étions 30 auteurs. Laurent Briand, notre organisateur a le sens de l'accueil, de la fraternité et de la convivialité, nécessité entre tant de différence regroupée.  J'avais invitée Annick Ranvier, poétesse afin de présenter ses écrits et ceux de sa maison d'édition, les Editions Laurence Maugin dont les publications d'auteurs sont autant de personnalités à connaître qu'à lire.  Le climat du mot me  fascine depuis l'enfance et la racine de son étymologie.

En cette fin d'année, je vous partage les écrivains retrouvés ces mois derniers... prenez le temps d'écouter Patrick Fischmann, le grand voyageur et collecteur de récits légendaires des traditions premières.  Plonger dans le petit prince des poussières c'est agrémenter notre imaginaire et l'enfanter au quotidien. Un autre livrebouleversant:"Rien qu'une Vie " de Jacques Alexandre ou  lisez La lumière Rayonne sur les Ténèbres de Christine Regard,ce témoignage intime nous permet de comprendre les mécanismes des manipulations perverses de l'Amour.

Ou ce livre-témoignage qui m'a porté ces dreniers mois, "l'Autobiographie d'un Yogi" de Paramahansa Yogananda et ses réflexions sur le Yoga de Jésus.  Quel programme:"Elever le Fils de l'homme à la conscience divine", alors je raconte car ces yogis nous invitent à aimer ceux et celles qui leur donnent VIE. Ne pas les juger.  Ne pas condamner. Ou sanctionner. Aussi pour terminer cette courte missive, je citerais la réponse de Nicomède à cette possibilité de nous élever:"Comment cela peut-il se faire?"

Jésus lui répondit:"Tu es le docteur d'Israël, et tu ne sais pas ces choses!  En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu; et vous ne recevez pas notre témoignage.  Si vous ne croyez pas quand je vous ai parlé des choses terresres, comment croirez-vous quand je vous parleai de choses célestes?"

Et suite à mon expériece, je reprends les propos de Yogananda que je fais miens:"Jésus s'adressant à Nicomède, fit observer que le simple fait d'occuper la charge honorifique de maître de la maison d'Israël ne garantissait pas la compréhension des mystères de la vie.On accorde souvent à des gens des titres religieux en se basant sur leur connaissance intellectuelle des Ecritures; mais l'entière compréhension des profondes vérités ésotériques ne peut être obtenue que par l'expérience intuitive."

Me situer, autodidacte, éveillée intuitive, je cite aussi Pascal:" Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point » , et laissons résonner en cette fin d'année les mots unifiants nos destins dans notre lien à notre humanité....

Vous embrasse, Marie-France 

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12 septembre 2022

Aimer semer ou Semer Aimer

"Qu"il est difficile d'Aimer" nous chante notre poète québécois Gilles Vignault... Les rencontres, fruits du hasard qui guident nos destins et nous mettent en relation jeune avec des personnes qui sauront faire vibrer la et les foules.Jeune ado dans les rues de Québec, en 1958, j'affichais sur les plaines d'Abraham une revue au titre personnalisé du "Québec Libre".  Nous étions quelques uns autour de Jean Depocas, Madeleine sa femme, Jean Lebel, le poète Yves Préfontaine et quelques autres à défendre notre autonomie et veiller à préserver notre langue française.  Nous donnions ce premier numéro du "Québec Libre" à celles et à ceux qui passaient et nous le demandaient.  Survient devant moi, un monsieur se présentant comme se nommant Gilles Vignault.  Il était rédacteur d'une revue de poésie:"L'Emouri" et commençait je crois à chanter. Je lui remettais ce premier numéro de notre revue aujourd'hui archivé dans une bibliothèque du Québec et que je n'ai pas gardé. Les années passent et les fils reliant les destins se continuent.  Se recroisent.  Je suis à Pointe Frégate, Gaspésie, habite une maison de village, journaliste au Pharillon, je viens de découvrir le soin et ce don de la vie où notre corps donne la vie par et avec nos mains. "Semer aimer" .  Car l'Amour guérira le Terre.  Ou guérit notre planète.  Accepter la Beauté de l'Esprit et savoir que tout se transforme si tu le désires et poursuis ton objectif quotidien en relâchant tes préjugés et tes codes. Gilles Vignault vint dans ma demeure et je lui imposais mes mains le délivrant d'un bras emprisonné par la douleur."Ton Sauveur attend la guérison et le monde attend avec lui".  Aimer semer.  Ressentir que nous avons à nous délivrer de nos chaînes passées et ne plus être prisonniers de la peur du mal.  Est-ce une illusion de vouloir guérir?  Non si tu entres en toi et laisses la source de la et de ta Vérité te guider et  non la peur de ne pas savoir transmuter ce qui t'étreint et t'oppresse.  C'est un merveilleux possible de ne plus se laisser séduire par l'impossible de naître à la Vérité de ton être et de respirer les semences de ton don à l'AMOUR inconditionnel de qui tu es et de qui est l'autre.  Les étapes de la transformation sont lentes et accessibles mais quel bonheur d'entrer en soi-même et de découvrir le Créateur dialoguant avec toi et toi avec lui.  Aujourd'hui cette mémoire de mes premiers pas dans les semences de l'Amour de l'Etre se rappelle à ma mémoire et j'éprouve une infinie gratitude envers nous toutes et nous tous pionniers d'une Conscience autre à naître.  Soyons accoucheurs de la Vie, du  Vivant et reconnaissons nous les uns les autres comme souterrains d'un labyrinthe que l'Esprit relie depuis tant de siècles pour nous apprendre à Semer l'Amour ou semer Aimer.  Quel que soit notre statut d'humain, stoppons la chaîne de la destruction et de la guerre en nous alliant à cette Conscience d'être filles et fils de la Création Unifiée car nous avons en nous un pouvoir immense, celui d'Aimer notre différence et de lui donner un OUI lucide et dépourvu de Peur.  Aimer semer ou Semer aimer. 

 

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08 août 2022

des vacances l'été?

Partir ou rester chez soi?  Je sais que ce mot "vacances" vient du latin et nous lui prétons le sens voulu pour nous rendre disponible à nous-mêmes mais qu'est-ce que signifie "être disponibles" à soi-même?En suis-je capable tout au cours de l'année?  Ou ai-je besoin d'un temps réglementé pour exister?  Aventurière de vie et de Conscience je rencontre sur mon chemin des hommes et des femmes absents de leur propre regard et tatoués aux complexités d'un monde cahotique où les dernières nouvelles sont le signe d'une piste à suivre.  A en oublier nos origines, celle d'une humanité où depuis des siècles le langage de l'initié donne vie à l'humain dont les sens sont hélas trop souvent fermés à ses propres inconnus.  Il y a donc sur le marché des différents salons de bien-être des recettes à suivre si l'on veut appartenir aux nouveaux mondes du marché en perdant de vue que ces nouveaux monde sont tels des miroirs aux alouettes un refuge souvent illusoire sans racine autre que l'extase que produit une drogue et ne laissent pas le temps au temps de nos destins de nous fraterniser ou de développer une solidarité humaine dont nous avons besoin.  Comme si mon intuition est conditionnée au jugement d'autrui et que je sois  incapable de discerner le vrai du faux.  Alors je bois la potion magique de l'illusion et je perds pieds avec mes propres sens.Défigurés par les pressions des médias ou de ma propre peur à, savoir discerner ce que je sens, ce que je vis ::je suis dans le déni de moi et deviens le déni d'autrui:"il faut parfois toute une existence pour parcourir le chemin qui mêne de la peur et l'angoisse au consentement à soi-même. A l'adhésion à la vie."(Charles Juliet). En 1968, au festival d'Avignon, je faisais la manche dans les cafés quand , nous dirions aujourd'hui, un s.d.f, c'était en ces ans un itinérant qui passant près demoi m'invita à boire un thé, il me racontait qu'il dormait dans les champs, sa vie était la route et l'humain, et lui donnait qui le voulait de quoi manger ou se vêtir, puis il me remit un foulard aux couleurs turquoise en me disant:"c'est pour vous et gardez le , car la route de l'humain c'est une belle histoire précieuse et à ne pas blesser."  Je n'ai jamais revu cet homme au parfum du temps de l'instant et qui savait que le présent se goûte en gardant quotidiennement ses cinq sens éveillés.  

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13 mai 2022

Une expo à voir absolument:Prémery..34 GRande Rue, Annick Ranvier

Annick Ranvier expose dans ce charmant village de Prémery,Nièvre, une série d'encres et d'aquarelles où se dessine les climats variés de notre univers.Tant Nivernais que planétaire.


imageNée dans l'Allier en 1955, elle étudie à l'école supérieure des Arts appliqués Duperré de Paris.  En visualisant son oeuvre, nous entrons dans un univers coloré aux dimensions d'un infini perçu avec une finesse et une subtilité qui touche notre imaginaire et nous invite à méditer devant chacune de ses aquarelles ou encres de couleur sur papier.  Des teintes subtiles alliant le vert au jaune, ou le bleu dans ses coloris diurnes, certaines sont des perceptions d'une nature nivernaise dans les arcs-en-ciel que nous offrent les paysages de cette contrée. Ses encres sont autant de mandalas que les humeurs quotidiennes de nos émotions en pendule d'un temps à l'arrêt ou en voyage vers des explorations de notre conscience.  Je suis émue et je le lui dis.  Mais où sont donc les visiteurs?  Les voitures roulent dans la grande rue sans s'arrêter, les passants...où sont-ils?  Les enseignants, les écoliers, ah messieurs, mesdames, imprimez dans l'esprit de vos enfants petits et grands la majesté et la force créative de l'art, venez, laissez les s'exprimer devant chaque aquarelle, ressentir ce qui vibre en nous et désire s'extérioriser.  Ne serait-ce pas ainsi que demain nous saurons triompher de nos guerres et de nos conflits, ranger nos armes nucléaires pour privilégier une humanité en mutation dont chaque colori reflète un espoir de paix.  Ecrire une page de l'histoire avec dans son village une artiste qui témoigne de la force d'un univers intérieur dont nous trouvons les contours dans la multitude de paysages que nous offre la Nièvre.  Soyons celles et ceux qui demain éveilleront les sens de notre jeunesse à dessiner son itinéraire dans une relation créative parce que mise en relation avec les pas d'une ou d'un aîné.

Marie-France O'Leary, Arts et Paroles, Saint-Saulge, critique d'art depuis 1964-Vie des Arts-Montréal-Canada-Culture Vivante-

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21 mars 2022

Un printemps...2022 ce 21 mars...

Je me suis levée au printemps et la beauté des cieux dans le rouge d'un ciel accueillant réveille l'espoir d'une saison inhabituelle. Je reviens de la ville de Brive la Gaillarde où nous animions un atelier sur ces énergies nouvelles qui prennent place dans nos corps et dans nos esprits.Laurence transmet ses connaissances en acupuncture sur le coeur et l'intestin grêle. Nos élèves sont jeunes et il fait bon ressentir ce goût de la connaissance tant dans ses principes que dans sa pratique.  Le coeur est l'empereur de tous les organes et si l'empereur n'est plus au centre, cela donne des troubles.  Il en est de même aujourd'hui sur notre planète terre, le coeur n'est plus au centre de nos relations et notre vie planétaire est de plus en plus désorganisée et le sens du vivant nous échappe.  Sur les routes, dans nos prisons, dans nos hôpitaux, dans nos écoles, dans nos foyers, qu'avons-nous appris de la relation humaine depuis ces milliers d'année où la Conscience essaie de se manifester.  Les armes se multiplient, les chiens méchants en gardiens si ce ne sont les alarmes,les verrous sur nos portes et si la pandémie a révélé nos peurs comment ne plus les laisser nous dominer?  Seuls les cataclysmes relanceraient une fraternité planétaire?  Je suis émue par les milliers d'humains en souffrance, en mal d'être, sur nos routes mais la solitude du voisin, la souffrance de la femme trahie, le compte d'électricité vidant nos tirelires, le gaz, le gasoil, les milliers d'enfants affamés etc, etc...et mes  vosins attendant leurs enfants dans des logements insalubres, et la mère dont l'enfant a été drogué en boite de nuit, je ne citerai pas tous les cas de nos misères, mais est-ce la seule misère de la guerre qui fait de nous des humains hospitaliers?  Et je relis la lettre de Saint Paul aux Corinthiens et je la médite:"tous, ils ont été unis à Moïse par un baptême dans la nuée et dans la mer; tous ils ont mangé la même nourriture spirituelle; tous ils ont bu la même boisson spirituelle; car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher c'était le Christ.  Cependant la plupart n'ont pas su plaire à Dieu: leurs ossements, en effet jonchèrent le désert." Si le sensationnel devait donner un coeur à l'homme, nous partagerions nos richesses et ceux et celles qui ont  des biens n'attendraient pas Notre Dame en Flamme ou la guerre d'Ukraine pour manifester leur présence. Toute guerre, quelle qu'elle soit, individuelle, collective est innacceptable. N'avons-nous pas à devenir pilliers d'un temple où le partage entre nous deviendrait notre pain quotidien?  Et je termine la lecture de Saint-Paul: "ainsi donc, celui qui se croit solide, qu'il fasse attention à ne pas tomber."  Il y a des instants où je crois que l'Amour entre nous peut renaître et quand je contemple le ciel d'aujourd'hui, je bénis chaque parcelle de notre terre mère et je chante" nourrissons nous de la beauté de chacun,de chacune et cueillons la joie de l'air que nous respirons...cultivons le bonheur d'aimer....semons la paix entre nous tous et nous toutes"

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04 janvier 2022

2022

Une nouvelle année et en chacune, en chacun le désir de vie qui s'élance hors de toute frontière, hors de toute limite: retrouver le Soi et l'origine de sa nature divine.  La foule des CHamps-Elysées ce soir du 31 et au Beauvais un élève, Jérôme et moi, dégustant du saumon sauvage et des huitres en levant nos verres de champagne à la paix de nos âmes si ébouillantées par l'apparition du COVID et devant chaque jour reouer avec notre liberté intérieure, celle qui fait de nous des citoyens responsables au service de Yahvé et de son fils Jésus.  Il y avait eu la Noël et la fête de la famille, où mère reconnaissante,je renouais avec mes trois enfants présents.  Tels des rois Mages, la liturgie des cadeaux et le chant du psaume 118:"Ma force est le chant de l'Eternel.  Il a été pour moi le salut."  Ce bonheur de l'UNION sacrée entre les humains, je marche au bras de mon mari sur la terre du Lac Saint-Jean et sur la terre du Québec. Un couple télépathique, de quarante sept années de fidélité malgré les épreuves, recevant l'Amour du Ciel pour poser nos pas sur la terre chaque jour, chaque nuit. Notre besoin de nous retrouver, de poursuivre l'oeuvre de guérison confiée par mon mari,André, homme de Dieu, venu parmi nous pour éclairer nos ténèbres et nous donner accès au Royaume de Dieu ici et maintenant.  Homme de l'ailleurs, homme venu sur notre terre en Conscience, homme venu pour nous apprendre à aimer, à nous donner.  Un homme.  Certains dirons un "maître", d'autres un "initié", d'autres "un guide."  Je sais tout cela mais pour moi, il est l'homme que j'aime, mon époux, celui avec lequel je partage chaque instant depuis notre première rencontre.Nos conférences, nos soins symbolisent cet enfantement d'une Vérité autre, celle de notre Origine dont chacune, chacun témoigne en appelant la paix en lui quotidiennement. Cette paix si difficile à mettre en place malgré nos efforts car nous avons besoin de nous relier à une terre autre que celle de la lapidation de l'humain par l'humain.  Nettoyer nos lignées, nos ancêtres,nous pardonner nos paroles meurtries par des siècles d'injustice humaine et savoir nous ouvrir les uns aux autres: aimer autant le meurtrier que le saint, ne plus juger, prendre une assurance bien-être et ne pas tendre la main au mendiant de la rue, au migrant en mer, déposséder une ou un employé-e qui n'est pas vacciné, la ou le laisser dans la rue, le ou la suspendre sans chômage, sans RSA, mettre des barbelés entre soi et l'autre...qui suis-je, qui sommes-nous? Oh ma terre j'ai mal de toi, j'ai mal de nous...saurons-nous en 2022 nous parler, nous écouter, ne plus juger, et ne plus promettre là où nous ne tenons pas notre parole parce que nos yeux sont terrorisés par notre peur dont nous projetons notre regard en autrui.  Alors 2022, donnons-nous la main et que nos cages humaines laissent se déverrouiller les barreaux de nos consciences pour simplement savoir nous dire, "je t'aime," parle moi, ou tu m'aimes, je te parle.

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16 novembre 2021

D'hier à aujourd'hui.vivre en paix..

Il est des époques où marcher avec les uns et les autres permet de relativiser le contexte de peur semé par nos dirigeants sur notre planète, de lâcher prise pour réapprendre à vivre le quotidien dans la paix du Soi intérieur, renouant avec notre nature divine ou notre nature originelle sans se faire polluer par  une respiration inappropriée.  Etant curieuse et me souvenant de nos réflexions dans nos communautés "peace-love" autour de la pensée de Krishnamurti, apprenant qu'un stage relié à son enseignement se déroulait à Beaumont-Ferrière, je m'y inscrivais.  Dans les moments de pause, je lisais lejournal de Krishnamurti et ce soir je désire vous partager un passage du dix-huit octobre 1973:"Il existe en sanscrit une longue prière pour la paix.  Elle fut écrite il y a des siècles et des siècles par quelqu'un pour qui la paix revêtait un caractère de nécessité absolue et peut-être était-ce là ce qui inspirait sa vie quotidienne.  Cette prière fut composée avant que le poison rampant du nationalisme ne soit à l'oeuvre, avant l'immortalisation du pouvoir de l'argent et l'importance accordée aux biens matériels qui découle de l'industrialisation.  Cette prière tend vers une paix durable:"que la paix règne parmi les dieux, dans le ciel et entre les étoiles; que la paix soit sur la terre,entre les hommes et les animaux à quatre pattes; puissions-nous ne pas nous nuire mutuellement, puissions-nous être généreux les uns envers les autres; puissions-nous posséder cette intelligence qui guidera nos vies et nos actes; que la paix soit dans notre prière, sur nos lèvres et dans nos coeurs."Cette paix ne fait pas référence à la moindre notion d'individualité;cela ne survint que beaucoup plus tard.  Il n'y est question que de nous-mêmes: notre paix, notre intelligence, notre édification.  Le son du sanscrit semble exercer un étrange effet.Dans un temple, une cinquantaine de prêtres psalmodiaient en sanscrit et les murs eux-mêmes paraissaient vibrer."

Je suis émue...au Puy par Egreville, nous nous retrouvions à quarante pendant les fins de semaine à vibrer grâce à la musique des uns et des autres, entre la cithare, le violon, la flûte, la guitare, les percussions et autre,la cuisine d'Ali et Pierre revenant d'un tournage avec Pasolini déposait sur la table son cachet: "partageons".

Nous étions surs que le monde changerait, aujourd'hui quelques uns survivent à cette époque où notre impatience oubliait ce temps qui dans l'absolu n'en est pas un.  Alors dans nos campagnes nous échangeons, nous fraternisons, ici à Saint-Saulge, un marché local nous réunit tous les mercredis, l'ART-CAFE, tenu par Mostafa est un lieu d'échanges incontournable,le Relais de la Poste propose hébergements , cusine et soirées variées, la boutique des artisans nous surprend par la variété des produits de notre terroir, la Vache sur le Toît est un lieu de curiosité où tout en vendant des cadeaux, Valérie Brunet propose des créations poétiques et humoristiques,la gentillesse des dames du bar-tabac le Bistroquet enchante le passant, la Queue de Boeuf est une boucherie-charcuterie de première qualité, un nouveau coiffeur et notre pharmacie nous ouvrent les portes d'une diversité chaleureuse.  Tout cela agrémenté par la gentillesse d'Isabelle toute dévouée au Tourisme et attachée à notre Office du Tourisme avec près d'elle Marie-Pierre,présidente de ce même office et son mari Patrice Augard, président du Comité des Fêtes.  Depuis quelques mois, le village de Saint-Saulge retrouve un vent de jeunesse, avec un conseil municipal attentif aux besoins de sa population.

Nos rêves, nos espoirs des années 68-70, notre remise en question de la société patriarcale, nous incitent aujourd'hui à croire en la démarche individuelle et collective, de nous unir pour accepter nos différences et de faire face à la détresse des nôtres affaibli par le COVID et de savoir tendre la main à celle ou  à celui qui a perdu pieds dans un univers souvent à contresens de l'humain.Un sourire, un geste chaleureux, Saint-Saulge devient peu à peu en pays nivernais un village en évolution,ouvert au changement et à la diversité.

 

 

 

 

 

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27 juin 2021

L'INACCEPTABLE

Ce soir je suis choquée d'être née au Canada,d'y avoir vécu sans prendre conscience de ce que vivaient mes frères et soeurs autochtones.D'où vient que nous n'ayons jamais su que des enfants de pensionnats tenus par des religieux et  des religieuses catholiques et cela jusque dans les années 1990, métis et innuits ont été arrachés à leurs familles, à leur langue et à leur culture, ont été envoyés de force dans ce genre d'institutions souvent surpeuplées et insalubres pour y être "assimilés". On disait "pour qu'ils s'intègrent à la société". Nos dirigeants nous cachaient la vérité de ces nations ou peut-être ne la connaissaient-ils pas.  Ces jours derniers 751 tombes ont été découvertes près d'un ancien pensionnat pour enfants autochtones dans la province de Saskatchewan au Canada.(Eyepress News/AFP).  Ces tombes sont sur le site d'une institution gérée par l'Eglise Catholique:le pensionnat Marieval qui a fermé ses portes il y a 25 ans.  150 000 enfants amérindiens ont été coupés de leurs familles.  Pourquoi avoir dissimulé leur mort?Parce que ces enfants font partie d'une vaste tragédie, d'une histoire  refoulée dans les tréfonds de la conscience nationale.  Si l'inceste au Québec-Canada a touché beaucoup des nôtres et cela dans tous nos milieux "bonne-conscience" d'une assurance "paradis" prise à l'Eglise, il est essentiel aujourd'hui de parler d'inceste spirituel pratiqué par nos religieux et religieuses canadiennes, développant au nom de l'Eglise et de ses faux prophètes, des mauvais traitements, du racisme, des violences sexuelles et des tortures.  J'apprends  que je suis native d'un pays où la barbarie se pratiquait avec l'accord de la direction des représentants de l'Eglise Catholique.  Comment concevoir qu'aucun de ces instituteurs ou institutrices, éducateurs d'enfants ne se soit révolté et n'ait dénoncé ces pratiques dignes des grands tortionnaires de notre histoire planétaire?  Si je fais un parallèle avec nos familles, il n'est pas de bon ton de dévoiler l'inceste d'un ami de la famille, père ou frère, mère ou soeur: il y a une tacite complicité du milieu avant que la vérité n'éclate ou ne puisse être dite.  Je découvre dans mon pays la pédophilie spirituelle et l'emprise du tortionnaire qui tuera sa victime pour justifier au nom de Dieu son crime.  Pourquoi le Mal?  D'où est-il issu? On sait aujourd'hui qu'au moins 4000 de ces enfants sont morts prématurément dans ces établissements , que le chef de la Fédération des nations souveraines de la province de Saskatchewan, Bobby Cameron, qualifie de camps de concentration:"on se souviendra du Canada comme d'un pays qui a essayé d'exterminer les Premières Nations". Il y a un mois, dans un autre pensionnat en Colombie Britannique, les restes de 215 enfants ont été mis à jour, découverte qui a traumatisé tous les Canadiens et déclenché de nouvelles fouilles dans le pays, avec le soutien des gouvernements locaux.  Au Canada me disait un ami autochtone,"nous sommes traités comme des sous-hommes."En 1957, une amie Innue sonne à ma porte à Montréal, en larmes avec son mari Innu qui ne parlait ni français, ni anglais:"je vais accoucher et aucun hôpital ne veut de moi."Un proche la conduisait à l'hôpital de la réserve Caughnawaga-Kahnawake, seul lieu où elle était autorisée de donner la vie à son enfant.  Ces dernières années, les communautés autochtones ont pris leur destin en mains, conscientes de leur valeur, de leur richesses intérieures, de leurs droits de citoyens, vivent leurs rituels et parlent leur langue. Le Canada se doit au nom de nous tous ces citoyens d'éclairer cette tragédie humaine dont nous sommes  humainement responsables. Nous devons exiger toute la vérité sur ces drames d'une humanité martyrisée et ignorée dans ses traditions.  Y aura-t-il un pardon officiel du Pape et de l'Eglise qui demeurent silencieuses malgré les appels du Premier Ministre Justin  Trudeau?  Comment nous mobiliser et soutenir une action fraternelle et solidaire envers nos frères et soeurs autochtones ici et maintenant, en terre de France?

Infos de l'actualité communiquée par Radio-France le 25/06/2021

 

 

 

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01 avril 2021

Le poids de la peur ou l'oubli de notre essence divine

Masque, gestes barrières, confinement sur confinement, la peur domine en chacune, en chacun. J'habite la terre de France. Et soudain la mémoire d'une pièce de théâtre écrite en ,69, la Place, et je relis stupéfairte ma vison anticipée de ce que nous vivons aujourd'hui.  L'histoire, une femme enfermée dans une colonne, symbole de la terre, confrontée à une succession de personnages masqués, comptant le nombre de morts qui déambulent dans les rues de la cité.  A cette période de ma vie, influencée par la tragédie grecque, je ne vois aucun espoir possible pour l'humain. Oedipe se crève les yeux et Antigone lui donne la main.  Les mythes se répètent et nous sommes étouffés, une maladie de plus, un COVID aux virus successifs donnant la mort.  Mais qui est donc cette Antigone qui donne la main à Oedipe?  Ne serait-ce pas la femme --terre qui rend la vue aux aveugles?  Antigone ou l'envoyée des dieux, je me rapproche d'elle et lui chante:"Nous on veut continuer à danser encore, voir nos pensées enlacer nos corps, passer nos vie sur une grille d'accord..." et je parcours les villes où de la Gare du Nord en passant par Marseille, La Rochelle ou autre, nous donnons la main à l'espoir.  Ne savons-nous pas que nous sommes nés dans un cosmos où l'Energie de notre essence divine ou cosmique nous tend la main.  Ne sommes-nous pas en partance pour et vers la Vie?  Y a-t-il un seul de nos dirigeants spirituel, psychique ou physique qui nous incite à vivre avec les virus, à faire face en nous pardonnant nos mésalliances, en aidant nos frères et soeurs et en partageant enfin nos richesses. A nous sauver parce que nous désirons sauver la terre dont nous sommes une parcelle en mutation. Nous ne sommes pas nés pour épouser le mal mais pour orienter nos destins vers le bonheur, pour partager nos richesses.  Nous est-il si difficile de donner et de fraterniser, nos corps sont-ils propriétés du médecin et de nos dirigeants ou sommes nous responsables de ce que nous semons et de ce que  nous vivons au quotidien?  Et si je suis responsable d emon corps, comment lui donner Vie chaque jour et chaque nuit dans le plaisir d'une vie aimante et me mettre au service et de moi et de l'autre?  Je peux témoigner que le magnétisme opère des miracles parce qu'il me relie à mon âme et témoigne d'une parole séculaire, qu'ouvert ou ouverte à une parole d'Amour, mon corps refuse le Mal et s'abreuve à une source de guérison. Ainsi je vais, tournant les pages de notre passé collectif pour accoucher d'un présent autre.  Le voulons-nous?"Ne soyons pas impressionnables, par tous ces gens déraisonnables, vendeurs de peur en abondance, angoissants jusqu'à l'indécence,sachons les tenir à distance".Et pour conclure je vous suggère de lire:l'Homélie des Silencieux" écrit par notre conteur bien-aimé Patrick Fischmann.  je vous cite un extrait de son premier chapitre, extrait d'un conte issu et inspiré de la tradition Maya:"Et chaque animal pria pour que les bons yeux, la force et tous les dons du Fils de l'Arbre soient redonnés à la vie quand le moment sera venu: chacun pria pour qu'il accède à cette conscience, qu'il devienne un H'men, un chamane qui comprend et agit sagement jusqu'à atteindre l'état de K'uatzal". Dans ma pièce de théâtre écrite en 69, la terre épiloguait en criant:"Vos volets, vos portes, vos fenêtres, Ouvrez, Ouvrez, Ouvrez,vos volets, vos portes,vos fenêtres, Enlaçons nos corps, Ourvons le Portail de nos Souffrances à l'Orgue de Notre Beauté."  Je nous aime et soyons le cantique de nos épousailles du vivant.  Et le quatre juillet prochain, si vous passez à Saint-Saulge, nous vous accueillons au Beauvais, contrée des Arts.  A bientôt, de tout coeur, Marie-France

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25 janvier 2021

2021 Inventer un Monde Autre

Le mois de janvier est le mois des Voeux, de la réjouissance d'une nouvelle année et d'oser se fêter tout au long du mois en observant les changements d'attitude, les siens et ceux d'une planète en quête de santé et de VIE.  J'écoute, je lis, j'observe ces changements en moi et autour de moi et je suis éberluée d'une crise COVID 19 qui n'en finit pas d'alimenter les débats et nos élucubrations entre nous, à ne plus savoir discerner le vrai du faux.  Chaque destin est une aventure unique en autant que nous osons nous donner et prendre le risque de créer et de laisser parler notre imaginaire.  Mais pourquoi, oui pourquoi si peu d'entre nous ont-ils un imaginaire non inventif et une si grande peur du voisin: je me cache et j'accepte de me soumettre à l'inacceptable. La peur bouffe nos entrailles quand nous ne savons plus ni marcher ,ni  respirer, alors le mal hante nos cellules et nous épousons le virus passager de notre planète.  Les sanctions gouvernementales pleuvent et sortir du labyrinthe ne deviendrait-il que la parole des lanceurs d'alerte et de leurs auditeurs?  Pas assez nombreux pour descendre dans la rue et pacifiquement d'oser dire non au couvre feu et de nous proposer de trouver ensemble une autre attitude.  Difficile d'y voir clair dans un obscurantisme grandissant et d'une bourgeoisie qui ronge ses sangs en se solidarisant d'un capital qui n'a d'autre effet que de blesser le vivant ou de l'enfermer.  Oui mais alors?  Refuser l'autoritarisme, et nous solidariser, et nous fraterniser en épongeant le mal de nos concitoyens par un acte d'Amour libre et inconditionnel.  Je rêve!  Sans doute.  Je viens d'un pays vaste et peu peuplé,"Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver", chante Gilles Vignault, mon Québec, aux étendues généreuses et belles et à qui en cet an 2021 je souhaite d'ouvrir et son coeur et de chanter avec ma grande amie décédée Pauline Julien:"croyez-vous qu'il soit possible d'inventer un monde, un monde amoureux, croyez vous qu'il soit possible d'inventer un monde où nul ne serait plus étranger."  Il y a plusieurs années, soit en l'an 1971, assise sur un rocher d'Altéa, une voix dans la nuit m'incita à regagner le Québec: j'y rencontrais  André. A son contact j'apprends à aimer les ténèbres et la lumière. Puis j'appris que ma place était en France. Télépathe, il m'initia à la Parole d'une Energie dite quantique. Nous avons sillonné les routes de France, de Suisse, d'Israël, du Maghreb, du Québec, transmettant une Parole de VIE, celle d'un invisible qui appelle nos coeurs à croire en notre nature divine, à l'éveiller, à s'y donner en bâtissant une cathédrale où l'Humain est au Centre de notre Amour et tout simplement de nous donner la main et de savoir la tendre en toute circonstance, ce que je nous souhaite en l'an 2021, ouvrir nos âmes et nos coeurs , dialoguer, communiquer, nous pacifier dedans et inventer un monde autre dehors.  2021, j'écoute... 

Posté par MF Oleary à 15:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]