Ce matin je suis choquée, vous me direz, il y a de quoi être quotidiennement en colère devant la bêtise humaine, devant ces injustices qui se consument sur une planête où l'innocence et la naïveté font figure de misérabilisme.  Comment et cela je me le demande depuis l'enfance, oui comment peut-on tuer un autre être vivant sur la même terre que nous-mêmes, comment des êtres dit pensants peuvent-ils accepter l'arme qui tue, quelle qu'elle soit, du nucléaire au pistolet sans oublier la médicalisation à outrance qui enferme, paralyse et enlève la vie ou la parole blessante et humiliante de l'homme ou de la femme de pouvoir ou de monsieur tout le monde qui annone les rumeurs de son village ou de sa ville, ignorant l'étranger, l'autre.  Aujourd'hui l'Algérie, la Syrie, Israël, la Palestine, la Géorgie/Russie etc...je ne citerai pas tous les pays...mais désire attirer l'attention sur Theresa Spence qui a commencé une grève de la faim le onze décembre 2012 devant le parlement d'Ottawa, Canada,, elle désire attirer l'attention du public sur les premières nations, soutenir le mouvement "Idle No More" et mettre en évidence le respect des droits des premières nations.  Il y eut un temps où je parlais sur les radios libres du Doubs, régulièrement, où je n'avais pas encore été interdite, c'est un mot étrange, "censurée", "interdite," la première fois j'avais douze ans, pensionnaire chez les religieuses maristes, ne voulant plus me rendre à la messe, solitaire, mise en exclusion jusqu'à ce que je revienne à la raison, il y a besoin de force pour faire face aux menaces de celui qui sait, et c'est cette force du dedans que je voudrais souligner ce matin, celle qui ne démissionne pas du vivre et respecte l'autre dans sa différence et cesse de le condamner parce qu'il pense autrement que le pouvoir en place.  Terreur, menaces, ordre étatifié ou ordre tout cours, le dialogue d'un humain à l'autre ne se comprend pas et le dialogue est rompu, chacun défend ses intérêts.  Ne pas démissionner de la vie, de l'humain, mes frères dans la rue,mes frères dans les prisons, mes frères dans les hôpitaux psychiatriques, tous ceux qui n'ont pas épousé la bonne conscience mais vivent avec un tant soi peu de respect de leur parole et de celle d'autrui.  Oser vivre est-ce oser avoir une parole mais quand celle-ci ne peut être entendue, comprise parcequ'elle est depuis l'enfance réprimée, compartimentée comment peux-tu avancer libre et savoir chosir ton chemin de vie? Sur notre planète nous solidariser c'est avoir la conscience que chacun a une valeur quelqu'il soit et stopper de juger, de condamner, de faire peur à la peur et de sortir de tous nos préjugés séculaires.  Aujourd'hui dire sa pensée dans une différence trop évidente est un acte héroïque car nécessitant de croire que je peux penser par moi-même et non par l'ordre établi qu'il soit laïque ou religieux, le respect de soi et de l'autre est un acte d'amour auquel je désire croire en ce début 2013 alors....meilleurs voeux à ceux qui ont le gôut de l'autre quelqu'il soit.......d'où qu'il vienne.....aime l'autre comme toi-même, il y a des milliers d'années....et comme le chantait Pauline Julien, notre grande dame de la chanson québécoise," croyez-vous qu'il soit possible d'inventer un monde où les hommes s'aiment entre eux, croyez-vous qu'il soit possible d'inventer un monde où les hommes  soient heureux, croyez-vous qu'il soit possible d'inventer un monde amoureux, croyez-vous qu'il soit possible d'inventer un monde où nul ne serait plus étranger"????Bonne année 2013 à nous terriens et à ceux des autres systèmes solaires auxquels invisibles ou non nous sommes de temps à autre reliés.......et plus près de moi à la famille de Monsieur Tardivat de Saint-Benin d'Azy, décédé récemment et qui fut l'un de nos plus fidèles visiteurs et spectateurs au Beauvais, Saint-Saulge.......